Komé Bakary, habitué à défrayer la chronique, est revenu sur le devant de la scène médiatique après une décision judiciaire étonnante rendue le 31 juillet dernier.
Selon le journaliste et député Assalé Tiémoko Antoine, sa nationalité ivoirienne serait douteuse. Les investigations ont révélé que Komé serait né à la fois à Bingerville et au Mali, une incohérence qui a conduit à l’annulation de son passeport et de sa nationalité ivoirienne.
Des faux documents au cœur du scandale
Ces irrégularités documentaires ont alimenté les soupçons autour de sa personne. Pourtant, la justice semble marquer le pas. L’annulation de sa nationalité n’a été qu’une première étape : elle aurait dû ouvrir la voie au démantèlement du réseau de faussaires ayant fourni ces documents.

Une liberté surprenante malgré les accusations
Depuis le 31 juillet, Komé Bakary circule toujours librement, alors qu’il aurait pu être poursuivi pour trafic de documents officiels. Son cas soulève des questions sur l’efficacité et la rapidité de la justice ivoirienne face à des délits de cette gravité.
Des litiges fonciers à répétition
Au-delà de sa nationalité, Komé Bakary est impliqué dans de nombreux contentieux fonciers. Il aurait expulsé une enseignante de son bien légalement acquis, détruit sa maison, puis revendu le terrain à des tiers ayant construit un immeuble. La décision qu’il a présentée à la police avant ces destructions n’a été reconnue par aucun juge. La famille lésée n’a toujours pas été indemnisée et aucun verdict pénal n’a été prononcé contre lui.
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Une justice silencieuse face aux préjudices
À ce jour, seul son passeport falsifié a été saisi par le Procureur. Pendant ce temps, les familles victimes continuent de subir les conséquences de ses actes, sans que l’autorité judiciaire ne fasse preuve de célérité, malgré l’ample couverture médiatique du dossier. Komé Bakary semble ainsi défier les règles de la société en toute impunité.
