Les autorités ivoiriennes ont mis fin à la fuite de Jacques Alloui Brou, opérateur économique et ancien adjoint au maire, recherché dans le cadre de l’affaire des démolitions survenues à Koumassi Campement. Selon une source sécuritaire, il a été interpellé par les services de police, sans que les circonstances précises de son arrestation ne soient pour l’instant rendues publiques.
Sa localisation faisait l’objet de recherches actives depuis plusieurs jours, à la suite de l’ouverture d’une enquête par le parquet d’Abidjan. Il est accusé d’avoir orchestré, début juin 2026, la destruction de plusieurs hectares d’habitations dans ce quartier populaire de la commune de Koumassi. Le 3 juin, des engins lourds avaient rasé environ 30 hectares de zone résidentielle, provoquant l’expulsion de milliers de familles, contraintes de se réfugier dans des conditions précaires en pleine saison des pluies.
Les autorités judiciaires lui reprochent d’avoir exploité une décision de justice limitée à la démolition de cinq habitations pour justifier une opération de grande ampleur, en dehors du cadre légal. Les faits sont notamment qualifiés de troubles à l’ordre public, voies de fait et destruction volontaire de biens d’autrui.
A Koumassi, un dossier sensible aux lourdes conséquences sociales et judiciaires
Après les premières révélations, Jacques Alloui Brou avait disparu des radars, échappant aux tentatives d’interpellation, ce qui avait conduit les autorités à intensifier les recherches dans un climat de forte tension autour de ce dossier sensible à Abidjan. À ce stade, ni le parquet ni les services de police ne se sont encore exprimés officiellement sur les circonstances de son arrestation ni sur la suite de la procédure.
Aucune réaction de la défense n’a également été rendue publique pour le moment, tandis que les prochaines étapes judiciaires — éventuelle présentation devant le parquet ou mise en examen — restent inconnues.
Sur le terrain, les conséquences du déguerpissement à Koumassi demeurent importantes. Des milliers de familles vivent toujours dans la précarité, tandis que des organisations humanitaires et des associations locales apportent une aide d’urgence, notamment en vivres et en accompagnement administratif.
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Le Barreau de Côte d’Ivoire a annoncé un dispositif d’assistance juridique gratuite pour les victimes, afin de leur permettre de faire valoir leurs droits. Parallèlement, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance a ouvert une enquête distincte visant d’éventuelles responsabilités d’agents publics, notamment sur des soupçons de corruption, d’abus de fonction ou de conflits d’intérêts.
Avec cette arrestation, l’affaire entre dans une nouvelle phase judiciaire, même si de nombreuses zones d’ombre subsistent encore sur les conditions exactes de l’opération et l’ensemble des responsabilités impliquées.
