Publié depuis Ouagadougou, le texte fait état d’une profonde inquiétude face à ce que la Confédération considère comme une ingérence directe dans les affaires intérieures d’un État souverain. L’AES rappelle que l’usage de la force armée contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un pays constitue une atteinte inacceptable à l’ordre international. Elle estime que l’opération américaine va à l’encontre des règles consacrées par la Charte des Nations Unies et qu’elle crée un précédent dangereux pour la stabilité mondiale.
Appel au Conseil de sécurité et défense du multilatéralisme par l’AES
Dans son communiqué, l’AES souligne que cette action est d’autant plus préoccupante qu’elle émane d’un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, censé être le garant de la paix et de la sécurité internationales. L’organisation appelle ainsi le Conseil à « assumer pleinement sa responsabilité » en condamnant clairement l’opération militaire américaine et en œuvrant au rétablissement de la légalité internationale. Elle dénonce le recours unilatéral à la force, qu’elle considère comme un facteur de fragilisation continue de l’ordre mondial.

La Confédération réaffirme par ailleurs son attachement au multilatéralisme et au respect strict des principes de la Charte des Nations Unies. Elle insiste sur l’égalité souveraine des États et sur la nécessité de privilégier les mécanismes diplomatiques et juridiques pour résoudre les différends internationaux.
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Dans cette logique, l’AES exprime sa solidarité avec le peuple vénézuélien, estimant que sa souveraineté a été « bafouée » par cette intervention.
Avec Europe 24.fr
