Une lettre au Procureur pour éclaircir les causes profondes
Dans une lettre adressée au Procureur de la CPI, rendue publique le 8 décembre 2025, Gbagbo demande des éclaircissements sur les « causes profondes » de la rébellion et sur les violences qui ont marqué la crise post-électorale de 2010–2011. Il insiste sur la nécessité de juger pleinement les faits afin d’éviter toute injustice et souhaite identifier les instigateurs de l’insurrection ainsi que les pressions exercées autour des élections générales.
Mettre en lumière les souffrances des Wê

L’ancien président appelle particulièrement à reconnaître les souffrances de la communauté Wê, lourdement touchée lors de la prise de Duékoué en mars 2011. Selon l’ONU, 817 personnes y ont été tuées en trois jours, soit près d’un tiers des victimes de l’ensemble de la crise.
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Trois questions centrales pour la justice
Pour Me Altit, cette initiative se concentre sur trois points essentiels : l’origine du conflit, les responsabilités politiques et militaires, et le traitement des victimes. L’avocat souligne que les populations de l’ouest attendent toujours des réponses et dénonce un sentiment d’abandon persistant.
Responsabilité et justice internationale
Interrogé sur une éventuelle implication du président actuel, Alassane Ouattara, Me Altit a préféré rester prudent : « Lorsque nous déposerons officiellement ce dossier, chacun saura qui a fait quoi. Le point central, c’est la responsabilité. » L’objectif reste d’identifier les auteurs et instigateurs des crimes afin que la justice internationale puisse statuer, et permettre aux Ivoiriens de tourner la page de cette décennie de violences.
Avec Europe24.fr
