Ce jeudi 2 juillet 2026 à Abidjan, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a réitéré sa volonté d’échanger avec le pouvoir en place dirigé par Alassane Ouattara, à l’occasion d’une conférence de presse qu’il a animée dans la capitale économique.
Pour sa première prise de parole publique depuis sa reconduction à la tête du PPA-CI en mai dernier, l’ancien chef de l’État a insisté sur son ouverture au dialogue politique. « Je n’ai pas de ligne rouge à ne pas franchir dans un dialogue avec le pouvoir », a-t-il déclaré, réaffirmant ainsi sa disponibilité à la concertation avec l’exécutif.
Il s’exprimait notamment sur le « Pacte social », une initiative qu’il a lancée fin juin afin de répondre aux préoccupations des populations et de proposer de nouvelles orientations pour le pays.
Ouattara – Gbagbo : réformes électorales et tensions politiques à l’approche des échéances
Cette main tendue intervient dans un contexte politique marqué par de profondes réformes institutionnelles à l’approche des prochaines élections. Le 7 mai dernier, le gouvernement a annoncé en Conseil des ministres la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), un organe régulièrement contesté par l’opposition, ouvrant ainsi un vaste chantier de refonte du système électoral.
Dans ce cadre, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a convié partis politiques et organisations de la société civile à une réunion d’information le 22 juin. Il y a présenté un projet prévoyant une nouvelle architecture électorale reposant sur trois organes distincts, une proposition qui suscite de vifs débats au sein de l’opposition.
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Le PPA-CI avait boycotté cette rencontre, aux côtés de plusieurs autres partis d’opposition, dont le PDCI-RDA, le FPI, le MGC de Simone Gbagbo, ainsi que le COJEP de Charles Blé Goudé.
Face aux critiques liées à cette absence, Laurent Gbagbo a clarifié la position de son parti : après avoir sollicité sans succès des précisions sur l’ordre du jour de la réunion, le PPA-CI n’a pas pris part aux échanges. Il a toutefois indiqué que sa formation étudiait actuellement les propositions du gouvernement.
Enfin, alors que l’opposition réclame une table ronde inclusive pour définir les contours du futur organe électoral, le gouvernement, par la voix de son porte-parole Amadou Coulibaly, maintient que les discussions se poursuivront au Parlement, une position qui continue d’alimenter les tensions politiques.
