Adoptant un ton grave, Laurent Gbagbo a insisté sur la nécessité de vérité et de justice pour garantir une paix durable. Il a notamment rappelé son accession au pouvoir en octobre 2000, peu avant la découverte d’un charnier à Yopougon et l’ouverture d’une enquête qui aboutira à la relaxe des gendarmes impliqués.
De la partition du pays aux échecs des médiations internationales
Selon Gbagbo, les attaques rebelles de janvier 2001 puis de septembre 2002 ont marqué le début de la partition du pays : le Nord sous contrôle rebelle, le Sud fidèle au gouvernement. Il affirme que les différentes médiations internationales, dont Accra, Marcoussis et Pretoria, ont échoué à rétablir la paix.

Initiatives pour le dialogue et la réconciliation
L’ancien président souligne ses initiatives avec le soutien de l’ex-président sud-africain Thabo Mbeki, qui ont permis la candidature d’Alassane Ouattara et le dialogue avec le chef rebelle Guillaume Soro. Ces efforts ont abouti à l’Accord de Ouagadougou en 2007 et à la Flamme de la paix à Bouaké.
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Critique des élections de 2010 et appel à la responsabilité
Gbagbo dénonce l’organisation des élections de 2010 sans désarmement préalable. Il annonce avoir demandé à son avocat de rouvrir le dossier devant la CPI et appelle tous les acteurs à assumer leurs responsabilités. Il réaffirme son engagement envers les victimes qui « attendent que la vérité soit établie ».
Avec Europe24.fr
