L’Australie a exhorté mercredi ses citoyens à quitter « immédiatement » le Mali, face à une dégradation rapide de la situation sécuritaire.

Canberra déconseille désormais tout déplacement vers le pays, évoquant un « risque élevé de terrorisme et d’enlèvements ». L’absence d’ambassade australienne sur place limite fortement la capacité de soutien consulaire, souligne le gouvernement.
Alerte américaine la veille
Cette décision intervient au lendemain de l’appel lancé par l’ambassade des États-Unis à Bamako, qui a ordonné l’évacuation immédiate de ses ressortissants. Washington évoque le conflit persistant entre les forces maliennes et des groupes terroristes autour de la capitale, signe d’une détérioration notable de la sécurité intérieure.
Blocus du carburant et paralysie de Bamako
Le pays subit un blocus du carburant imposé par les groupes djihadistes, provoquant pénuries, pannes d’électricité et fermeture d’établissements scolaires dans la capitale. Bamako vit au ralenti, sous la pression croissante de ces tactiques d’asphyxie économique.
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Trafic aérien encore ouvert, mais sous menace
Les vols commerciaux continuent pour l’instant de desservir l’aéroport de Bamako, mais plusieurs compagnies régionales envisagent des réductions ou suspensions de leurs liaisons. Une perspective qui pourrait compliquer davantage toute évacuation future si la situation continue de se détériorer.
