L’Union des Journalistes Culturels de Côte d’Ivoire (UJOCCI) a vivement réagi ce mardi 6 mai 2025, à une publication du journaliste-écrivain Saïd Penda, publiée le 2 mai 2025, dans laquelle ce dernier accuse le chanteur Pat Sacko d’être un “artiste de la haine” et “promoteur de la xénophobie”. Une sortie jugée diffamatoire par l’organisation qui dénonce une atteinte grave à l’éthique journalistique et à l’honneur d’un artiste respecté.
Une attaque jugée injustifiée contre un artiste engagé
Dans un communiqué officiel, l’UJOCCI qualifie cette sortie de Saïd Penda d’“attaque gratuite, infondée et inopportune”. Elle estime qu’elle vise délibérément à ternir l’image de Pat Sacko, pilier du groupe Espoir 2000 et figure du Zouglou engagé. L’organisation rappelle que le Zouglou est, par essence, un genre musical critique, qui s’exprime sur les réalités sociales, politiques et économiques sans langue de bois.
L’UJOCCI défend la liberté d’expression artistique
“Si certains textes et prises de position de Pat Sacko ou du groupe Espoir 2000 ont déplu à Saïd Penda, il est essentiel de rappeler que Pat Sacko demeure un observateur critique qui dénonce les tares de la société”, affirme l’UJOCCI. Elle défend le droit pour un artiste de s’exprimer sur les maux de la société, surtout dans un contexte culturel ivoirien où la musique reste un canal essentiel de sensibilisation et de cohésion.
Le communiqué souligne par ailleurs la douleur personnelle que traverse Pat Sacko depuis la perte de Valéry, son binôme musical, et estime que cette polémique est non seulement injustifiée, mais particulièrement malvenue dans un tel contexte.


Un appel à la rétractation immédiate
L’UJOCCI demande une rétractation publique de Saïd Penda et le met en garde contre toute récidive de ce type d’attaque. L’organisation réaffirme son engagement à protéger la dignité des artistes ivoiriens et appelle au respect des principes fondamentaux du journalisme éthique.
Un artiste célébré, un héritage à préserver
Pour conclure, l’UJOCCI rappelle que Pat Saco n’est pas un inconnu dans l’arène culturelle : il a récemment rempli le Palais des Congrès du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, preuve que sa musique continue de rassembler au-delà des clivages. Elle invite à un débat critique mais respectueux, loin des invectives destructrices.
Par Mohamed Konate
