Miss Univers : cette année encore, plusieurs affaires viennent ternir l’image d’un événement qui peine à convaincre de sa transparence.
Entre tensions internes, accusations de favoritisme, démissions et humiliations publiques, le concours traverse l’une des plus grosses crises de son histoire récente.
Une mécanique fragilisée par des anomalies troublantes
Plusieurs irrégularités ont été relevées dès les premières étapes de la compétition. D’après des sources proches du comité, les votes en ligne en provenance de certains pays, notamment la Côte d’Ivoire, ne seraient pas correctement comptabilisés. Des participants affirment qu’il faudrait utiliser un VPN pour que les votes soient validés, ce qui pose un sérieux problème d’équité.
Dans un concours qui se veut international, ces informations créent un malaise. Beaucoup s’interrogent sur la fiabilité du système de vote et sur l’impact réel de leurs contributions.
La démission choc d’un membre officiel du jury
La situation a pris une tournure encore plus inquiétante lorsque Omar Harmouch, membre officiel du jury de Miss Univers 2025, a annoncé sa démission.
Dans un long message publié sur les réseaux sociaux, il affirme avoir découvert qu’un groupe non officiel avait sélectionné les 30 finalistes parmi les 136 pays, sans la présence d’aucun des huit juges officiels. Il parle de risques de conflits d’intérêts au sein de ce comité improvisé, notamment en ce qui concerne la personne chargée du décompte des votes.
Il explique également avoir échangé avec Raul Rocha au sujet d’un manque de transparence, une discussion qu’il qualifie de « manquant de respect ». C’est à la suite de cet épisode qu’il a décidé de quitter le jury et de se retirer complètement de l’événement.
Cette prise de position publique ajoute une dimension encore plus lourde à la crise que traverse Miss Univers.
Une direction secouée par des changements brusques
Juste avant le début de l’édition 2025, le concours a été marqué par un changement soudain à sa tête.
Anne Jakrajutatip, figure importante et propriétaire de l’organisation, a quitté la présidence dans des conditions jugées floues, alors que sa société était visée par une enquête en Thaïlande. Elle a été remplacée rapidement par Mario Búcaro.
Ce changement précipité a renforcé l’impression d’une organisation en pleine zone de turbulence au moment même où le concours lançait sa nouvelle édition.

Humiliation en direct : le scandale qui a mis le feu aux poudres
Quelques jours avant la finale, une scène diffusée en direct a choqué le public. Nawat Itsaragrisil, directeur fraîchement nommé de Miss Univers Thaïlande, s’en est violemment pris à la candidate mexicaine Fátima Bosch. Il lui reprochait son absence à un événement promotionnel et l’a publiquement rabaissée devant les autres candidates, allant jusqu’à la menacer d’expulsion.
La scène a provoqué le départ de plusieurs concurrentes, dont Miss Univers 2024. D’autres figures du concours, comme Miss USA et Miss Univers 2023, ont également dénoncé publiquement cet épisode.
Face à la polémique mondiale, la direction de Miss Univers a suspendu Itsaragrisil et il a été contraint de présenter des excuses en larmes devant la presse.
Des scandales qui s’accumulent au fil des années
Les événements de 2025 remettent en lumière une réalité déjà pointée du doigt par plusieurs anciennes participantes.
Loin d’être isolées, les controverses montrent que le concours est régulièrement secoué par des dérapages, des omissions ou des décisions opaques qui interrogent sur son mode fonctionnement. Même si chaque édition a ses particularités, le climat actuel donne l’impression d’une organisation souvent dépassée par ses propres crises.
Le favoritisme, un reproche ancien et persistant
Le débat autour du favoritisme n’est pas nouveau dans l’histoire de Miss Univers. En 2015 déjà, Camille Cerf, Miss France de cette année-là, avait dénoncé certaines pratiques en coulisses. Elle avait expliqué que des coiffeurs et maquilleurs refusaient de la prendre en charge au profit de candidates jugées favorites.
Elle s’était également étonnée de certaines absences dans le top 10 et avait remis en question la manière dont certaines Miss semblaient assurées d’atteindre les dernières étapes du concours.
Son témoignage, toujours disponible dans la presse, revient aujourd’hui dans les discussions, tant les critiques formulées cette année semblent faire écho à ses propos d’il y a dix ans.
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Une organisation qui doit regagner la confiance du public
À mesure que les scandales s’enchaînent, le concours Miss Univers se retrouve face à une question essentielle : comment restaurer sa crédibilité ?
Les participants, les fans et les pays engagés attendent désormais plus de clarté, plus de transparence et un fonctionnement réellement impartial. L’édition 2025 restera dans les mémoires, mais pas pour les raisons espérées par les organisateurs.
Reste à savoir si Miss Univers saura utiliser cette crise pour revoir ses méthodes, ou si les mêmes problèmes reviendront dès la prochaine édition.
