Alors que plusieurs informations évoquaient la présence de Pascal Tigri au Niger après la tentative de coup d’État déjouée au Bénin en décembre 2025, une nouvelle déclaration de l’économiste et analyste politique Olivier Vallée vient rebattre les cartes. Selon lui, l’ancien militaire béninois ne se trouverait plus sur le territoire nigérien, relançant ainsi les spéculations autour de la cavale de celui qui est considéré comme l’un des principaux protagonistes du projet de déstabilisation du pouvoir béninois.
Depuis plusieurs mois, le nom de Pascal Tigri occupe une place centrale dans les débats politico-sécuritaires en Afrique de l’Ouest. Activement recherché par les autorités béninoises après le putsch manqué du 7 décembre 2025, il avait été annoncé au Niger par plusieurs médias régionaux et observateurs politiques. Cette présence supposée avait contribué à accentuer les tensions diplomatiques déjà existantes entre Cotonou et Niamey.
Olivier Vallée remet en cause la piste nigérienne sur Pascal Tigri
D’après les analyses d’Olivier Vallée relayées par le média Afrique Sur 7, Pascal Tigri aurait désormais quitté le Niger, sans qu’aucune indication précise ne soit donnée sur sa nouvelle destination. Une affirmation qui intervient dans un contexte marqué par de nombreuses incertitudes autour des déplacements de l’ancien militaire depuis sa fuite du Bénin.
Pourtant, les autorités nigériennes avaient officiellement rejeté les accusations suggérant qu’elles abriteraient le fugitif. Le général Abdourahamane Tiani avait notamment affirmé ne pas connaître Pascal Tigri avant les événements liés à la tentative de coup d’État au Bénin. Malgré ces démentis, plusieurs observateurs continuaient néanmoins d’évoquer une possible présence discrète de l’ex-militaire sur le territoire nigérien.
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Une affaire aux répercussions diplomatiques régionales
Au-delà du cadre judiciaire béninois, l’affaire Pascal Tigri prend une dimension régionale sensible. Elle intervient dans un climat déjà tendu entre le Bénin et certains pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment le Niger et le Burkina Faso.
La question de la localisation de Pascal Tigri demeure ainsi un enjeu sécuritaire et diplomatique majeur pour les autorités béninoises. Un éventuel déplacement vers un autre pays pourrait compliquer davantage les procédures engagées pour obtenir son arrestation ou son extradition.
En attendant d’éventuelles confirmations officielles, les déclarations d’Olivier Vallée ravivent les interrogations autour de l’un des dossiers politico-sécuritaires les plus sensibles de ces derniers mois en Afrique de l’Ouest.
