CAFOP : la controverse trouve son origine dans une note datée du 14 novembre 2025, signée par le directeur des Écoles, Lycées et Collèges (DELC), M. Koné.
Adressé aux responsables des Centres d’Animation et de Formation Pédagogique (CAFOP), le document signale que certains dossiers de candidats admis au concours des instituteurs, session 2025, présentent une anomalie.
Des diplômes BEPC introuvables dans le fichier de la DECO
Selon la Direction des Examens et Concours (DECO), chargée de la vérification des pièces, les diplômes du BEPC de certains lauréats « n’étaient pas connus de [son] fichier ». La DELC a donc demandé aux élèves-maîtres concernés de fournir une « attestation à usage administratif » avant le 29 novembre 2025. Une liste des candidats concernés, jointe au courrier, n’a toutefois pas été rendue publique.
Des chiffres alarmistes en ligne
Très rapidement, des chiffres largement relayés en ligne ont évoqué jusqu’à 3 457 diplômes du CAFOP introuvables, soit plus de la moitié des admis en section instituteurs adjoints (IA). Des publications virales ont même laissé entendre qu’une suspension des candidats était envisagée.
La réponse du ministère : une simple procédure administrative
Face à la montée des rumeurs, le Service de Communication et des Relations Publiques (SCRP) du ministère de l’Éducation a publié un communiqué pour clarifier la situation. Le ministère assure qu’il ne s’agit pas de faux diplômes, mais de « compléments d’information » à transmettre à la DECO, qualifiant cette démarche de pratique courante après la publication des résultats définitifs.

Le communiqué précise également qu’aucune suspension de candidats n’est en cours, contrairement à certaines affirmations en ligne.
Une vérification courante dans le système éducatif
Selon plusieurs sources internes, ce type de contrôle n’est pas inédit. Les bases de données des examens peuvent présenter des lacunes, notamment pour des diplômes anciens, obtenus dans des zones rurales ou mal enregistrés en raison d’erreurs de saisie.
L’« attestation à usage administratif » du BEPC, délivrée par les services académiques, permet précisément de confirmer officiellement l’obtention du diplôme lorsque le document original est manquant ou mal référencé.
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Une démarche de régularisation, pas une suspicion de fraude
Au final, la demande de la DELC semble s’inscrire dans un processus de régularisation visant à mettre à jour les dossiers administratifs des futurs enseignants, et non dans une logique de suspicion généralisée. Le ministère dit vouloir « lever toute équivoque » et appelle à la prudence face aux rumeurs amplifiées en ligne.
