Écarté des travaux du premier congrès ordinaire du PPA-CI pour « indiscipline », l’ancien premier vice-président Stéphane Kipré a exprimé son incompréhension après la publication du communiqué actant son exclusion.
Au total, trente-neuf cadres du parti, parmi lesquels Ahoua Don Mello et Prince Arthur Dally, ont été sanctionnés et démis de leurs fonctions pour avoir participé aux dernières élections présidentielle et législatives, en contradiction avec la ligne officielle de boycott. Ces responsables sont également interdits de prendre part au congrès qui s’ouvre ce jeudi.
Dans sa réaction, Stéphane Kipré estime que cette décision est difficilement compréhensible au regard des statuts du parti, qu’il juge clairs sur les conditions de participation aux instances.
Fidélité à Laurent Gbagbo et appel à une refondation politique au sein du PPA-CI
Tout en dénonçant son exclusion, l’ancien député a réaffirmé son attachement à Laurent Gbagbo, qu’il décrit comme le « leader incontesté » du parti et une figure centrale de la gauche ivoirienne.
Au-delà des tensions internes, il appelle les congressistes à engager une profonde réorganisation du PPA-CI. Il salue notamment la proposition visant à maintenir Laurent Gbagbo comme autorité morale, tout en confiant la direction opérationnelle à un président exécutif issu du congrès.
Pour lui, cette orientation traduit la nécessité d’une modernisation du parti, qui doit « retourner à la base », revoir ses méthodes et adapter son discours aux réalités politiques et sociales actuelles.
Stéphane Kipré plaide également pour une approche plus pragmatique, reconnaissant que la lutte contre un quatrième mandat d’Alassane Ouattara n’a pas atteint les résultats escomptés. Il invite ainsi la future direction à privilégier le dialogue politique, notamment pour obtenir la libération des militants détenus après les tensions liées aux élections de 2025.
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Malgré les sanctions, il affirme rester militant du PPA-CI et fidèle à Laurent Gbagbo, appelant enfin les cadres à dépasser les divisions internes afin de reconstruire une alternative politique crédible.
