La Commission électorale indépendante (CEI) a déposé une plainte contre le média en ligne Abidjan.net, accusé d’avoir diffusé, par erreur, des résultats fictifs de l’élection présidentielle avant même la tenue du vote.

Selon le Conseil juridique de l’institution, le Cabinet Binta Bakayoko, cette publication « dépourvue de tout fondement factuel » constitue une violation flagrante des lois encadrant la presse et la communication publique en période électorale.
Une atteinte à la crédibilité du processus
Dans son communiqué, la CEI dénonce un acte « irresponsable » qui, selon elle, porte atteinte à la crédibilité du processus électoral, jette la confusion dans l’opinion publique et menace la paix sociale.
L’institution estime que la diffusion de fausses informations à ce stade du processus est susceptible de troubler l’ordre public et de compromettre la sincérité du débat démocratique.
Une action en justice engagée
La plainte déposée auprès des autorités judiciaires vise à faire constater les infractions de publication de fausses nouvelles et de trouble à l’ordre public. La CEI souhaite également que soit engagée la responsabilité pénale et civile du média et de ses dirigeants.
La réaction d’Abidjan.net
En réaction, les responsables d’Abidjan.net ont évoqué « un dysfonctionnement technique » survenu lors de tests internes de la plateforme, précisant qu’il s’agissait d’une procédure habituelle avant chaque échéance électorale.
Avant le dépôt officiel de la plainte, la CEI avait déjà démenti toute implication, déclarant qu’elle n’était « ni de près ni de loin » associée à la publication incriminée.
Un rappel à la rigueur médiatique
À travers cette démarche, la CEI entend rappeler l’importance de la véracité de l’information en période électorale, soulignant que la diffusion de données erronées peut avoir des conséquences graves sur la stabilité du pays.
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L’institution réaffirme son attachement à la justice, à la transparence et à la légalité, et appelle les organes de presse à faire preuve de rigueur, d’impartialité et de respect des règles déontologiques.
Un contexte politique sous tension
Ce rappel à l’ordre intervient à la veille du scrutin présidentiel du 25 octobre 2025, dans un contexte socio-politique tendu marqué par la remise en cause de la sincérité du processus électoral par une partie de l’opposition.
