Le président sortant, Denis Sassou Nguesso, a été reconduit à la tête du Congo-Brazzaville à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle organisé dimanche. Selon des résultats provisoires annoncés mardi soir à la télévision nationale, il a obtenu 94,82 % des suffrages exprimés.
Âgé de 82 ans, le chef de l’État sortant du Congo s’impose ainsi pour un cinquième mandat, avec un taux de participation estimé à 84,65 %, d’après le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou. Ces chiffres doivent toutefois encore être validés par la Cour constitutionnelle. Sur le terrain, des journalistes de l’AFP ont relevé une affluence jugée relativement faible dans plusieurs bureaux de vote, notamment à Brazzaville.
Une opposition congolaise affaiblie face à un scrutin joué d’avance
Malgré la validation des candidatures de six opposants par la Cour constitutionnelle, la compétition électorale apparaissait déséquilibrée. Les adversaires du président sortant disposaient de moyens financiers et humains limités, réduisant leurs chances de rivaliser efficacement.
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Par ailleurs, le principal leader de l’opposition, Pascal Tsaty Mabiala, n’a pas pris part au scrutin pour la deuxième fois consécutive. Chef de file de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), il n’a pas appelé au boycott, estimant toutefois que l’issue du vote était « très prévisible ».
Validation attendue et regards tournés vers 2031
Les résultats provisoires doivent désormais être entérinés par la Cour constitutionnelle, seule habilitée à proclamer les résultats définitifs. Cette étape formelle ne devrait pas modifier l’issue du scrutin, largement favorable au président sortant.
Du côté de l’opposition, l’heure est déjà à la projection. Pascal Tsaty Mabiala a indiqué privilégier une réflexion stratégique sur l’avenir de son parti, notamment en vue de l’élection présidentielle de 2031.
