À la suite de sa radiation prononcée le 14 mai 2026 lors du congrès du PPA-CI, Fernand Ahilé a réagi dans une déclaration empreinte de fermeté politique et de critique de la gouvernance interne du parti.
L’ancien responsable politique affirme que cette décision, loin d’être une surprise, serait le symptôme d’une « lente agonie de la démocratie interne » au sein du parti. Selon lui, son exclusion ainsi que celle de Ahoua Don-Mello ne relèverait pas de fautes disciplinaires avérées, mais d’une volonté de réduire au silence les voix dissidentes et de consolider une ligne unique au sein de la formation politique.
Il dénonce notamment une transformation du mot d’ordre historique du parti, « Asseyons-nous et discutons », qu’il estime désormais vidé de sa substance et remplacé, dans les faits, par une logique d’exclusion et de fermeture du débat interne.
Au-delà de l’exclusion au PPA-CI : la libération d’une parole, d’un destin
Dans sa déclaration, Fernand Ahilé estime que cette radiation marque moins une fin qu’un tournant. Il affirme prendre acte de la décision « avec sérénité », rappelant qu’une appartenance partisane ne saurait, selon lui, définir à elle seule le patriotisme ou l’engagement politique.
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L’ancien cadre du PPA-CI insiste sur la poursuite de son engagement public en dehors des structures du parti, affirmant que sa « présence sur la scène politique est un engagement de vie » et qu’aucune décision disciplinaire ne saurait l’en détourner.
Il conclut sa déclaration en évoquant un « rendez-vous avec l’histoire » qu’il dit maintenir, laissant entendre la poursuite de son action politique dans un cadre désormais indépendant du parti.

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