Des musulmans à travers le monde ont commencé, au milieu de la semaine dernière, le mois de ramadan. Pendant 29 ou 30 jours, les fidèles s’abstiennent de manger et de boire de l’aube au coucher du soleil, ce qui entraîne des changements marqués dans leurs habitudes alimentaires et dans le fonctionnement de leur organisme.
Cette alternance quotidienne entre de longues heures de jeûne et des repas pris sur une période réduite entraîne une adaptation du métabolisme et du système digestif. Pour certains, la reprise d’un rythme alimentaire habituel après le jeûne peut s’accompagner de désagréments : troubles digestifs, variations de la tension artérielle ou fluctuations de la glycémie sont fréquemment observés.
Chaque année, certaines personnes terminent ce mois sacré en état de fatigue, notamment lorsque les repas de rupture du jeûne sont trop copieux, déséquilibrés ou irréguliers, ou lorsque des maladies préexistantes ne sont pas prises en considération. Les individus les plus vulnérables — comme ceux atteints de diabète, d’hypertension ou de troubles digestifs — sont particulièrement exposés, même si tout jeûneur peut ressentir des effets indésirables selon les circonstances.
Face à cette réalité, des campagnes de sensibilisation sont menées dans plusieurs pays afin de rappeler que la pratique religieuse doit aller de pair avec la préservation de la santé. Les autorités sanitaires, aux côtés des responsables religieux, soulignent l’importance d’adapter son alimentation pour rester en bonne forme pendant et après le ramadan.
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En Côte d’Ivoire, un accent sur la prévention durant le ramadan
En Côte d’Ivoire, les autorités et les professionnels de santé renforcent les actions de sensibilisation avant et durant le ramadan. Les messages encouragent une alimentation équilibrée au moment de la rupture du jeûne et insistent sur la reconnaissance des signes d’alerte nécessitant une consultation médicale.
Il est également rappelé que certaines personnes doivent impérativement solliciter l’avis d’un médecin avant de jeûner et que des aménagements sont envisageables pour préserver leur santé. En toile de fond, le principe demeure clair : respecter les prescriptions religieuses tout en évitant les risques inutiles pour l’organisme.
