Membre du directoire et porte-parole adjoint du RHDP, Mamadou Touré, récemment réélu député à Daloa et reconduit au ministère de la Promotion de la jeunesse lors du remaniement du 23 janvier, s’exprime sur les priorités du parti présidentiel et les enjeux de gouvernance et d’inclusion en Côte d’Ivoire.
« L’opposition ne peut pas nous tenir responsables de ses échecs », déclare-t-il, rappelant que le RHDP est « structuré, modernisé et élargi à l’ensemble du territoire national ». Selon lui, le succès électoral du parti repose à la fois sur son organisation et sur le bilan positif du président, avec une majorité confortable lui permettant de mettre en œuvre ses réformes et projets.
Concernant l’exclusion de Tidjane Thiam et Laurent Gbagbo des listes électorales, Mamadou Touré déplore le recours au « populisme et à la manipulation » et affirme que le RHDP reste ouvert à tout acteur politique partageant sa vision, y compris le PDCI, même si cette question « n’est pas d’actualité ».
Jeunesse, inclusion et avenir du RHDP
La participation aux législatives, faible à 35,04 % au niveau national et 18 % à Abidjan, est selon le ministre à relativiser : « Il revient aux acteurs politiques locaux de mobiliser à nouveau les électeurs. » Sur la répartition des richesses et l’inclusion, il souligne que les programmes de développement du président Ouattara bénéficient à toutes les populations, « sans distinction politique, religieuse ou ethnique ».
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Mamadou Touré insiste également sur la promotion des jeunes et des femmes : « L’objectif est de faire émerger des jeunes compétents et intègres, plaçant l’intérêt général au-dessus de tout. » Au sein du RHDP, une direction centrale des jeunes cadres regroupe plusieurs centaines de jeunes responsables, constituant un vivier de talents pour le parti et ses projets des cinq prochaines années.
Enfin, sur l’avenir du RHDP après Alassane Ouattara, il précise que le président a été réélu à la tête du parti pour cinq ans et modernisé plusieurs textes afin de « bâtir un grand parti capable de gouverner la Côte d’Ivoire pour les vingt-cinq prochaines années, à l’image de l’ANC en Afrique du Sud ». La question de l’après-Ouattara n’est donc « pas à l’ordre du jour ».
