La rumeur, diffusée par un certain Moussa Sanou, présenté comme ressortissant du Burkina Faso sur son profil Facebook, citait un communiqué attribué à Me Kouamé Fulgence, prétendu avocat de M. Bictogo.
Le texte affirmait que l’ancien président aurait été enlevé vers 20 heures à son domicile, ses gardes neutralisés et des biens de valeur emportés, incluant des documents importants, des bijoux et des sommes d’argent.
Contacté par Linfodrome, Alain Toussaint, proche collaborateur de M. Bictogo, a formellement démenti cette information. « C’est une fake news », a-t-il déclaré. D’autres sources ont également confirmé que l’ancien président de l’Assemblée nationale n’avait été visité par aucun individu encagoulé. Selon son entourage, M. Bictogo, également maire de la commune de Yopougon, prépare activement la première réunion du Conseil municipal prévue ce vendredi 13 février.
Le groupe SNEDAÏ de Bictogo secoué par une affaire de détournement de fonds
Cette rumeur survient alors que le groupe SNEDAÏ, fondé par M. Bictogo, est secoué par une affaire de détournement de fonds. N’Da Kouamé, ancien directeur administratif et financier et principal accusé, s’est récemment exprimé depuis l’étranger, dénonçant ce qu’il considère comme une machination visant à le présenter comme seul responsable.
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« Le cœur du problème n’est pas un homme, mais la gouvernance. Lorsqu’une gouvernance est familiale, elle a souvent deux réflexes : verrouiller et désigner un visage coupable. Je refuse d’être ce nom brandi pour éviter de remonter la chaîne de responsabilité », a-t-il déclaré à Financial Afrik.
Depuis son exil, il réclame également un procès juste et équitable. « Qu’on me laisse répondre dans un cadre équitable et contradictoire », a-t-il insisté, préparant ainsi son éventuel retour en Côte d’Ivoire.
