Vendredi 27 février, l’Assemblée nationale du Sénégal a adopté une résolution autorisant la mise en accusation de Moussa Bocar Thiam. Par ce vote, les députés enclenchent une procédure susceptible de conduire l’ancien ministre devant la juridiction compétente.
La décision ouvre la voie à son renvoi devant la Haute Cour de Justice, l’organe habilité à juger les membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions. Parmi les griefs avancés figure notamment un présumé détournement de deniers publics. L’ancien ministre de la Communication devra ainsi répondre aux accusations dans le cadre d’un examen approfondi de son dossier.
Dans une réaction publique, Moussa Bocar Thiam a rejeté en bloc les faits qui lui sont reprochés. Il dénonce une procédure « politisée » et accuse le pouvoir en place de mener une cabale contre sa personne.
Au Sénégal, une procédure aux répercussions politiques sensibles
Désormais saisie, la Haute Cour de Justice devra instruire l’affaire, entendre les différentes parties et se prononcer sur la recevabilité des charges. À l’issue de cette phase, elle pourra décider d’éventuelles poursuites judiciaires ou de sanctions à caractère constitutionnel.
Lire aussi : Affaire d’une tiktokeuse agressée dans un salon de coiffure à Angré : ce que l’on sait
Au-delà de l’aspect judiciaire, le dossier pourrait raviver les clivages politiques. Tandis que la défense évoque une instrumentalisation des institutions, les partisans de la mise en accusation mettent en avant l’exigence de reddition des comptes et la responsabilité des gestionnaires publics.
