Dans un communiqué, l’ancienne Première dame, Simone Gbagbo estime que ce manquement compromet la transparence du processus électoral et avertit qu’elle pourrait engager une action en justice si la situation persiste.
Un décret introuvable sur les plateformes officielles
La dirigeante du MGC affirme avoir pris acte de l’annonce faite par la Commission électorale indépendante (CEI) concernant le décret N°2025-656 du 30 juillet 2025, convoquant les collèges électoraux. Cependant, elle conteste son caractère officiel, faute de publication sur les canaux institutionnels.
« Après vérification minutieuse, le MGC constate qu’aucune trace de ce décret n’est disponible ni sur le site de la CEI, ni sur les plateformes gouvernementales, ni au Journal officiel de la République de Côte d’Ivoire », précise le communiqué.
Une question de légalité et de transparence
Pour Simone Gbagbo, cette absence de publication constitue une entorse grave au cadre juridique.
« Ce manquement viole le principe de transparence électorale et le droit d’accès à l’information publique garantis par la Constitution et les lois de la République », affirme-t-elle.
Elle rappelle également que l’article 20 du Code électoral impose la convocation régulière et publique des collèges électoraux, condition essentielle à la validité du scrutin.

Un climat politique déjà tendu
À quelques semaines des élections, cette polémique vient alimenter un climat politique déjà fragile. Selon la présidente du MGC, le non-respect des procédures administratives risque d’éroder la confiance des citoyens dans les institutions chargées d’organiser le vote.
L’opposition, de son côté, pourrait s’appuyer sur cette zone d’ombre pour contester la régularité du processus électoral.
Des exigences claires adressées à la CEI et au gouvernement
Face à cette situation, le MGC appelle la Commission électorale indépendante à « publier sans délai le texte intégral du décret » et exhorte le gouvernement à « assurer la diffusion officielle de tous les actes relatifs à l’organisation des législatives ».
Le mouvement souligne qu’il s’agit d’un impératif de transparence et d’égalité d’accès à l’information pour tous les acteurs politiques.
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Une possible action en justice
Simone Gbagbo prévient que, sans réponse rapide des autorités, le MGC se réserve le droit d’engager des recours.
« À défaut de publication du décret dans les plus brefs délais, le mouvement usera de toutes les voies légales pour obtenir la communication officielle du texte concerné et faire respecter la légalité républicaine », avertit-elle.
Ni la CEI ni le gouvernement ivoirien n’ont, pour l’heure, réagi à cette déclaration. Cette controverse intervient à quelques semaines de l’ouverture officielle de la campagne électorale, prévue début décembre.
