Sylvia Bongo, épouse de l’ancien président Ali Bongo Ondimba, a annoncé qu’elle ne retournera jamais au Gabon. Dans un entretien accordé à France 24, l’ex-première dame a évoqué les traumatismes et souffrances subis après le coup d’État ayant renversé son mari au profit de Brice Clotaire Oligui Nguema.
Elle a rappelé avoir été détenue pendant 20 mois avec son fils, Noureddin Bongo, avant d’être condamnée par contumace à 20 ans de prison ferme pour détournement de fonds et corruption. Selon elle, cette période a été marquée par des « maltraitances et tortures » infligées à elle et à son fils.
Sylvia Bongo, refus de revenir et appel à la justice
À la question d’un éventuel retour au Gabon, Sylvia Bongo a répondu sans ambiguïté : « Jamais, jamais ! ». Elle affirme que, malgré l’attachement à certaines personnes, la douleur vécue l’empêche de remettre les pieds dans son pays.
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L’ex-première dame conteste également les accusations portées contre elle et son fils, dénonçant un acharnement politique. Elle réclame des preuves tangibles pour étayer ces accusations et se dit prête à porter l’affaire devant les juridictions internationales pour obtenir justice. Elle rejette en particulier les allégations selon lesquelles elle aurait dirigé les affaires publiques durant l’incapacité de son mari, affirmant n’avoir jamais été impliquée dans la politique gabonaise et demandant des documents concrets si de telles responsabilités lui étaient attribuées.
