La justice ivoirienne a écarté Tidjane Thiam de la liste électorale, l’empêchant de participer au scrutin d’octobre. Durant toute la période électorale, le leader du plus vieux parti politique du pays est resté en Fraénce, affirmant que sa vie était menacée. Les pressions exercées sur certains de ses proches ont été interprétées comme le signe visible de tensions plus profondes.
Des menaces qui pourraient perdurer
Tant que Thiam reste focalisé sur ces risques, ceux-ci continueront de peser sur son avenir politique. Plusieurs cadres du RHDP nourrissent déjà des ambitions pour la prochaine présidentielle. Si l’ancien ministre a pu représenter une menace pour le président Alassane Ouattara, les pressions ne devraient que s’accentuer à mesure que 2030 approche.
Un avenir politique qui s’éclaircit sans Ouattara
Contre le président sortant, le PDCI-RDA pouvait espérer une victoire sans pour autant la garantir. Mais sans Alassane Ouattara dans la course — ce qui semble plausible après son quatrième mandat — les chances de Tidjane Thiam semblent nettement plus fortes. Une perspective qui pourrait pousser certains adversaires à tenter de l’écarter à nouveau, notamment en le maintenant hors du pays.
Le risque d’être neutralisé avant 2030
Rien n’indique que des stratégies ne soient pas déjà à l’étude pour compromettre sa participation au prochain scrutin. En restant à l’étranger, Thiam facilite involontairement la tâche à ceux qui voudraient le marginaliser. Son retour apparaît ainsi comme une nécessité pour préparer ses futures batailles politiques.

Un retour nécessaire pour rester dans le jeu
L’usage de l’appareil judiciaire à des fins politiques n’est pas inédit en Afrique, et le PDCI-RDA en connaît bien les rouages. Prolonger son absence reviendrait à accepter une forme d’exclusion. Avec la baisse de la tension politique après la présidentielle, plus rien ne semble s’opposer à son retour, d’autant qu’aucune institution ne conteste sa nationalité.
Le courage politique en question
Pour affronter les intimidations qu’il dénonce, Tidjane Thiam devra revenir en Côte d’Ivoire et y faire face. C’est le prix à payer pour maintenir l’élan populaire né autour de lui. Mais s’il laisse passer les prochains mois sans rentrer, les menaces qu’il redoute pourraient se muer en obstacles durables.
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Une ambition en suspens
En prolongeant son exil, Tidjane Thiam risque de compromettre ses chances de diriger un jour la Côte d’Ivoire. Seul un retour rapide lui permettrait de rester un acteur central du paysage politique ivoirien.
