Une sécurité pourtant assurée
Selon les proches, toutes les précautions avaient été prises pour éviter une telle situation : cadenas solides, chaînes renforcées et présence d’un gardien rémunéré à Williamsville. Rassurée par ces mesures, la famille avait espacé ses visites, convaincue que le caveau était à l’abri de toute intrusion.
Les déguerpissements, un contexte aggravant
Avec la vague de déguerpissements observée à Abidjan ces derniers mois, de nombreuses personnes sans abri cherchent désespérément un refuge. À Williamsville, certains ont trouvé asile là où nul ne l’aurait imaginé : dans l’enceinte même du cimetière.
Une découverte stupéfiante
Alertée en février 2025, la famille s’est rendue sur place. La stupeur est totale : des familles entières occupent le caveau, des menuisiers y exercent leur activité, des bouteilles de gaz sont entreposées et même un couturier figure parmi les occupants. Une véritable organisation de vie s’est installée dans ce lieu de recueillement.

Un gardien dépassé
L’entrepreneur chargé de la surveillance du site reconnaît avoir été lui-même surpris par l’ampleur de l’occupation. Il affirme ne pas avoir anticipé une telle situation, malgré le dispositif de sécurité mis en place.
Des mesures pour restaurer la dignité des défunts
Pour préserver la mémoire et la dignité de leurs disparus, les ayants droit ont immédiatement réagi : installation de nouveaux cadenas et de chaînes plus résistantes, réhabilitation du caveau et passages désormais plus fréquents. Toutefois, les tentatives de forçage se poursuivent.
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Un appel à la vigilance
Ce fait divers relance le débat sur la sécurisation des cimetières urbains face à la précarité sociale croissante. Un avertissement est lancé aux propriétaires de caveaux du cimetière de Williamsville : la vigilance est dorénavant de mise. Car, même dans la mort, le repos semble de plus en plus menacé.
Fernand Dédeh
Avec Europe24.fr
