Le samedi 13 septembre 2025, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Paris, au Trocadéro et à la place Victor-Hugo, pour dénoncer la candidature d’Alassane Ouattara à un quatrième mandat présidentiel. Validée le 8 septembre par le Conseil constitutionnel ivoirien, cette candidature est jugée par l’opposition comme un « viol de la Constitution » et une confiscation du processus électoral.

Le Front Commun en première ligne
Le Front Commun — coalition regroupant le PPA-CI, le PDCI-RDA et d’autres partis d’opposition —, accompagné de membres de la diaspora, a réaffirmé son rejet de cette candidature. Le mouvement appelle à la défense de la démocratie en Côte d’Ivoire et à une mobilisation générale contre ce quatrième mandat.
Critiques envers la France et Emmanuel Macron
Au nom des femmes du Front Commun, Célestine Kipré a accusé Emmanuel Macron de soutenir Alassane Ouattara, comparant son attitude à celle de Nicolas Sarkozy en 2010. Selon elle, la validation de cette candidature constitue une atteinte grave à la Constitution et aux libertés fondamentales.
Figures de l’opposition écartées
Souleymane Traoré, dit Souley de Paris, a dénoncé l’exclusion de personnalités majeures de l’opposition comme Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro et Affi N’Guessan. Ces mises à l’écart renforcent, selon lui, l’idée d’une compétition verrouillée.
« Le combat commence maintenant »
Pour Pascal Logbo, représentant du Front Commun, la véritable bataille doit désormais se mener en Côte d’Ivoire. Citant les articles 55 et 183 de la Constitution qui limitent les mandats présidentiels, il a annoncé des actions de terrain et insisté sur l’importance de l’unité de l’opposition.
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Un scrutin sous tension
À six semaines de la présidentielle prévue le 31 octobre 2025, le climat politique reste tendu. Sur soixante dossiers déposés, seules cinq candidatures ont été validées, dont celle du président sortant. Le rejet des candidatures de Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé et Tidjane Thiam alimente les accusations de verrouillage électoral et les appels à faire barrage à un nouveau mandat d’Alassane Ouattara.
