Acteur déterminant de l’accession d’Alassane Ouattara à la présidence ivoirienne en 2011, Nicolas Sarkozy ne tiendrait plus le même discours sur son ancien protégé, désormais candidat à un quatrième mandat. Un scrutin marqué par l’exclusion de plusieurs figures majeures comme Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam ou encore Assalé Tiémoko.

Les inquiétudes de la classe politique française
Invité de l’émission « Décrypter l’Afrique » animée par Théophile Kouamouo, l’avocat français Robert Bourgi a révélé que la situation en Côte d’Ivoire préoccupe largement les milieux politiques en France. Aussi bien à gauche, dans le camp proche de Laurent Gbagbo, qu’à droite, auprès des soutiens de Tidjane Thiam et d’Alassane Ouattara, les inquiétudes seraient vives quant aux risques de tensions dans les prochains jours.
Sarkozy lui-même préoccupé
Ancien conseiller influent de dirigeants africains et français, Robert Bourgi a ajouté que Nicolas Sarkozy, pourtant artisan du maintien d’Ouattara au pouvoir, partage ces préoccupations. Interpellé par le journaliste : « Vous parlez bien de Nicolas Sarkozy ? », l’avocat a répondu sans détour : « Oui ! »
Des échanges récents entre Bourgi et Sarkozy
Selon Bourgi, l’ancien président français suit de près l’évolution de la situation ivoirienne :
« Pas plus tard qu’hier, nous avons échangé. Les jours précédents également. Un homme politique de sa stature, qui connaît la Côte d’Ivoire et l’a profondément marquée il y a quinze ans, ne peut rester insensible à ce qui s’y passe. »
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Une ligne qui aurait changé
Toujours d’après Bourgi, Nicolas Sarkozy n’aurait pas apporté le même soutien à Ouattara s’il était encore à l’Élysée : « Il ne m’a rien dit explicitement, mais je sais lire entre les lignes. Aujourd’hui, il n’agirait pas de la même manière. Et j’imagine difficilement ses successeurs le faire. L’inquiétude est partagée par tous. »
