Au Mali, la journée de samedi a été marquée par une flambée de violences sans précédent depuis plusieurs années. Des attaques simultanées ont visé plusieurs positions militaires et centres urbains, notamment à Bamako, Kati, Gao, Sévaré et Kidal, révélant une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire dans le pays. Face à cette offensive coordonnée, l’armée malienne a affirmé avoir repris la main et assuré que « la situation est sous contrôle », même si des opérations de ratissage restent en cours dans plusieurs zones.
Le FLA annonce la prise totale de Kidal
Dans ce contexte de combats intenses, les rebelles touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont affirmé avoir repris le contrôle de Kidal, ville stratégique du nord malien que l’armée avait reconquise il y a près de deux ans. Selon Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole du mouvement, les combattants du FLA tiendraient « l’ensemble de la ville » et poursuivraient leurs offensives contre les dernières poches de résistance retranchées dans l’ex-camp de la MINUSMA et de Barkhane.
Le FLA assure également avoir étendu sa présence à Gao, où plusieurs positions périphériques auraient été neutralisées avant une progression vers l’intérieur de la ville. Ces affirmations, largement relayées sur les réseaux sociaux et reprises par plusieurs médias internationaux, n’ont toutefois pas encore été confirmées par une source indépendante.
Le Mali minimise malgré une offensive coordonnée inédite
Du côté des autorités maliennes, le discours se veut rassurant. L’état-major évoque des attaques menées par des « groupes armés terroristes non identifiés » et affirme que les forces régulières poursuivent l’élimination des assaillants. Pourtant, plusieurs observateurs décrivent cette série d’assauts comme l’une des plus importantes démonstrations de force des groupes insurgés depuis 2012.
Lire aussi : Mali : l’armée annonce avoir déjoué des attaques terroristes simultanées
Selon plusieurs analyses, cette offensive traduirait une coordination nouvelle entre les rebelles séparatistes du FLA et des groupes jihadistes actifs dans le Sahel, mettant sous forte pression le régime du général Assimi Goïta. Si Kidal est effectivement retombée aux mains des rebelles, il s’agirait d’un revers militaire et symbolique majeur pour Bamako.
