À San Pedro, les taxis ont cessé de circuler ce mercredi 18 février 2026 pour protester contre l’interdiction d’utiliser le gaz butane comme carburant. Selon l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP), le mouvement a débuté dès l’aube. La décision, prise par le préfet Ousmane Coulibaly sur instructions du ministère des Transports, impose l’arrêt immédiat des taxis alimentés au gaz butane.
La circulation a été fortement ralentie, même pour les véhicules en règle, par crainte de représailles. Au carrefour du quartier Colas certains chauffeurs se sont regroupés pour manifester, mais la présence de la police et de la gendarmerie a évité tout débordement. Les forces de sécurité ont assuré une surveillance continue toute la journée.
Entre moratoire et application stricte de la loi à San Pedro
Les conducteurs estiment ne pas avoir eu suffisamment de temps pour mettre leurs véhicules en conformité, près de 98 % des plus de 1 000 taxis de la ville fonctionnant au gaz butane. Ils demandent un moratoire de quelques mois afin de pouvoir adapter leurs véhicules au carburant conventionnel. Plusieurs points de ravitaillement clandestins sont également en cours de démantèlement.
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Le vice-président du Haut Conseil du patronat des entreprises de transport, Sekou Kone, précise qu’il ne s’agit pas d’une grève syndicale, mais d’un mouvement spontané. De son côté, le secrétaire général 2 de préfecture, Zagou Serge Rodrigue, aux côtés du préfet Ousmane Coulibaly, rappelle que la loi doit être appliquée sans compromis. La Société de transport abidjanaise (SOTRA) a été chargée de renforcer ses lignes pour limiter les désagréments pour les usagers, tandis que l’administration reste ouverte au dialogue.

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