Depuis plus de deux ans, le district autonome d’Abidjan s’est engagé dans un vaste programme de modernisation de la capitale économique ivoirienne. Une transformation qui s’accompagne de mesures parfois difficiles pour les populations : interdiction des marchands ambulants, lutte contre la mendicité ou encore démolition de quartiers précaires.
Face aux critiques, le ministre-gouverneur Ibrahim Cissé Bacongo a défendu, hier devant la presse, le bien-fondé de ces actions, estimant qu’elles participent à l’amélioration durable du cadre de vie urbain.
Ordre urbain à Abidjan, relogement et projets structurants en 2026
Pour 2026, les autorités entendent poursuivre la « restauration de l’ordre urbain », notamment à Port-Bouët, avec la libération des emprises afin de fluidifier la circulation. Parmi les autres projets figurent le ravalement des façades sur les grands axes ainsi que la construction d’un aquarium géant.
Concernant les marchands ambulants, Ibrahim Cissé Bacongo annonce des mesures d’accompagnement, notamment la mise en place d’étals métalliques couverts pour favoriser leur sédentarisation et intégrer leurs activités dans le circuit fiscal.
Sur la question sensible des quartiers précaires, les autorités assurent que les démolitions ont contribué à limiter les pertes humaines en saison des pluies. Valérie Krapa Boa précise que des travaux d’un montant de 17,7 milliards de francs CFA sont en cours, avec plus de 30 000 logements prévus.
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Pour l’heure, les opérations de destruction sont suspendues, le gouvernement privilégiant une phase de sensibilisation auprès des habitants des zones à risques.
