Le Quai d’Orsay a tenu à rectifier les interprétations circulant dans plusieurs médias concernant le niveau de vigilance appliqué au Sénégal. Contrairement aux rumeurs de « mise à l’index », Paris précise qu’aucun basculement en « liste rouge » n’a été acté. Cette mise au point fait suite à la promulgation de la loi n°2026-08 par le président Bassirou Diomaye Faye, un texte qui a nécessité une mise à jour informative des recommandations officielles françaises.
Un rappel du nouveau cadre législatif sénégalais
La fiche « Conseils aux voyageurs », actualisée le 16 avril 2026, a pour unique but d’informer les ressortissants français des évolutions juridiques locales. Le ministère des Affaires étrangères y détaille les dispositions de la nouvelle loi réprimant les actes liés à l’homosexualité :
- Peines principales : Des sanctions allant de cinq à dix ans d’emprisonnement, assorties d’amendes significatives.
- Infractions connexes : L’apologie de l’homosexualité ou le soutien financier à sa promotion sont désormais passibles de trois à sept ans de prison.
- Tentatives : Le texte précise que les simples tentatives de relations homosexuelles peuvent également faire l’objet de poursuites judiciaires.
Une mise à jour technique plutôt qu’une sanction diplomatique
Paris insiste sur le fait que cette publication ne constitue pas un changement du niveau de sécurité global du pays. Il s’agit d’une démarche informative standard visant à décrire le cadre légal en vigueur pour éviter tout incident aux voyageurs.
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Cette démarche n’est d’ailleurs pas isolée : plusieurs autres capitales internationales ont procédé à des ajustements similaires ces dernières semaines. Ces mises à jour reflètent une adaptation aux réalités législatives locales et non un durcissement des relations diplomatiques ou une dégradation du climat de sécurité générale au Sénégal.
