Présentés au procureur de la République aux environs de 10 heures, les deux responsables syndicaux ont été relâchés à l’issue de leur audition. L’annonce officielle de leur libération est intervenue aux alentours de midi, mettant fin à la procédure judiciaire engagée contre eux.
Une libération après 48 heures de garde à vue
À la sortie de l’audience, leur avocat, Maître Dogbemin Koné, s’est exprimé brièvement devant la presse. « Nous n’avons, pour l’instant, aucun commentaire à faire. Nous reviendrons ultérieurement pour nous exprimer plus amplement », a-t-il déclaré, tout en remerciant « la plus haute autorité de la République pour son engagement dans le secteur café-cacao » et en se félicitant de l’issue favorable de la situation.
Pour rappel, Kanga Koffi et Koné Moussa avaient été interpellés le lundi 2 février 2026 alors qu’ils se rendaient à une confrontation avec le directeur général du Conseil Café-Cacao (CCC), Yves Brahima Koné, dans le cadre d’une plainte pour diffamation et dénonciation calomnieuse.

Une filière cacao toujours sous tension
Si cette libération a permis d’apaiser temporairement le climat, la crise au sein de la filière cacao reste entière. Les préoccupations liées au paiement des producteurs et à la gouvernance du secteur demeurent au cœur des revendications.
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Le nouveau ministre de l’Agriculture, Bruno Nabagné Koné, est désormais attendu sur des actions concrètes visant à rétablir la confiance entre les acteurs, garantir la rémunération des producteurs et assurer le fonctionnement normal de cette filière stratégique pour l’économie ivoirienne.
