Dans une tribune publiée le dimanche 19 juillet 2026, Nady Bamba, épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo, s’est publiquement opposée à la conception de la souveraineté défendue par Maurice Bandama, ambassadeur de Côte d’Ivoire en France. L’ancienne journaliste réagit aux déclarations du diplomate, qui avait critiqué les propos du responsable politique français Jean-Luc Mélenchon sur l’histoire coloniale et l’indépendance de la Côte d’Ivoire.
Dans son texte, Nady Bamba s’interroge sur le délai de plus de huit mois ayant précédé cette prise de position officielle. Tout en reconnaissant les qualités d’écrivain de Maurice Bandama, elle rejette son argumentaire et estime que la souveraineté nationale ne saurait être invoquée de manière sélective selon les circonstances politiques.
Une critique des relations franco-ivoiriennes et un appel au dialogue avec l’AES, Nady Bamba
L’autrice dénonce ce qu’elle considère comme une application contradictoire du principe de souveraineté dans les relations entre Abidjan et Paris. Revenant sur la crise postélectorale de 2010-2011, elle souligne le paradoxe qu’elle voit entre l’acceptation de l’intervention militaire française à cette époque et le rejet actuel de certaines critiques formulées depuis l’étranger. Elle invite également à distinguer les prises de position de personnalités politiques des positions officielles ou des opinions des peuples.
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Sa tribune évoque par ailleurs la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, en faisant référence à des détentions intervenues ces derniers mois. Nady Bamba plaide pour un panafricanisme fondé sur des actions concrètes de solidarité et appelle les autorités françaises à engager un dialogue direct avec les nouvelles générations de dirigeants ouest-africains, notamment ceux réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).
