La justice ivoirienne a ordonné, ce lundi 20 juillet 2026, la remise en liberté de plusieurs militants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA). La décision a été rendue à l’issue d’une audience tenue devant la chambre antiterroriste.
Les six militants avaient été arrêtés en octobre 2025 dans le cadre des manifestations organisées par l’opposition à l’approche de l’élection présidentielle. Il s’agit d’Allo Pacome Didier, délégué communal du PDCI-RDA à Attécoubé, Kouleon Manhenin, N’Cho Gnangoran, Mabo Koffi Jean-Marc, Ouattara Kinjinlman, secrétaire général de section à Abobo, et Niangoran N’Guessan Édouard. Défendus par Me Ange Rodrigue Dadjé, ils retrouvent la liberté après avoir passé neuf mois en détention.
Le PDCI-RDA dénonçait des arrestations irrégulières
Au lendemain de leur interpellation, le PDCI-RDA avait vivement dénoncé les conditions de leur arrestation. Le parti d’opposition estimait que les procédures n’avaient pas respecté les garanties prévues par la loi, évoquant notamment l’absence d’assistance juridique, des violations de procédure et un manque de transparence.
Selon le PDCI-RDA, ces pratiques constituaient une atteinte aux libertés individuelles protégées par la Constitution. Le parti soutenait que ces arrestations s’inscrivaient dans une volonté d’intimider l’opposition, engagée dans une campagne réclamant une élection présidentielle inclusive ainsi que la réinscription de son président, Tidjane Thiam, sur la liste électorale. Malgré plusieurs appels à une libération « immédiate et sans condition » de ses militants, la justice n’avait pas donné suite jusqu’à cette décision rendue ce 20 juillet.
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Des arrestations massives lors de la crise préélectorale
Les six militants du PDCI-RDA figurent parmi les nombreux opposants interpellés lors de la crise préélectorale de 2025. À l’époque, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) avait fait état de plus de 1 000 interpellations et de 56 blessés dans ses rangs.
Le parti avait également indiqué que plus de 900 de ses militants avaient été placés en détention à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). Des décès avaient également été signalés au cours de cette période de fortes tensions politiques.
