Le camp d’Ahoua Don Mello, ex-candidat à la présidentielle de 2025 en rupture avec Laurent Gbagbo, a précisé ses orientations politiques et ses ambitions à la suite de l’annonce de la création de son mouvement souverainiste. Dans un communiqué signé par Fernand Ahilé, directeur de la communication, il revendique une ligne claire de rupture et de refondation politique.
Ahoua Don Mello : une stratégie de rupture et de repositionnement souverainiste
Après sa séparation d’avec l’ancien parti présidentiel, le camp Ahoua Don Mello affirme s’inscrire dans une dynamique de « renaissance souverainiste ». L’équipe de communication rejette l’idée d’une stratégie fondée sur le recrutement de cadres désabusés d’autres formations politiques, notamment issues de la gauche ivoirienne.
Elle insiste plutôt sur la volonté de fédérer « la majorité silencieuse », en particulier la jeunesse ivoirienne, autour d’un projet axé sur la souveraineté économique, industrielle, technologique et financière. Le mouvement met également en avant la transformation locale des ressources nationales et l’ouverture à des partenariats avec les BRICS et les économies émergentes.
Cette orientation s’est construite dans un contexte de rupture avec le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire, dont plusieurs figures, dont Stéphane Kipré, ont été sanctionnées à la suite de tensions internes liées à la stratégie de boycott de la présidentielle de 2025. Le camp Don Mello, lui, affirme avoir définitivement tourné la page de cette période.
Un capital politique revendiqué et une dynamique de renouveau
Pour ses proches, la rupture intervenue avec les instances du parti en mai 2026 n’est pas le fruit d’un désaccord ponctuel, mais l’aboutissement d’une divergence stratégique profonde sur l’avenir de la famille politique et les modes d’action à privilégier.
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Ils défendent notamment le choix d’Ahoua Don Mello, qui aurait refusé de s’inscrire dans une logique de boycott de l’élection présidentielle, jugée « contre-productive ». Son entourage met en avant une posture de « lucidité politique », opposée à ce qu’il considère comme une stratégie de chaise vide.
Le camp souligne également son ancrage électoral, évoquant la validation de parrainages sur l’ensemble du territoire et la mobilisation de plus de 90 000 soutiens. Un capital politique présenté comme une base de construction durable, et non comme un simple effet conjoncturel.
Enfin, le projet porté par le mouvement se veut transpartisan et tourné vers l’avenir. Selon son directeur de communication, il incarne une « gauche de transformation », pragmatique et moderne, face à une opposition jugée fragmentée et à un pouvoir accusé d’éloignement des préoccupations sociales.
