Face à l’intensification des frappes en Iran et à l’instabilité croissante au Moyen-Orient, Air Côte d’Ivoire a annoncé le report du lancement de sa liaison Abidjan–Beyrouth. Initialement programmée pour le 29 mars 2026, la mise en service de cette nouvelle route est renvoyée à une date ultérieure, qui sera communiquée dès que les conditions de sécurité le permettront.
Dans un communiqué publié le lundi 23 mars 2026, la compagnie précise que « le démarrage de la liaison Abidjan–Beyrouth […] est reporté à une date ultérieure », invoquant « la dégradation de la situation sécuritaire dans la région du Proche-Orient ». Elle réaffirme par ailleurs que la sécurité des passagers, des équipages et des opérations demeure sa priorité absolue.
La compagnie indique également être consciente des désagréments causés et assure que les passagers peuvent demander un remboursement. Les clients ayant effectué leur réservation via des agences de voyage sont invités à se rapprocher de celles-ci pour toute information complémentaire.
Un secteur aérien fortement perturbé air Côte d’Ivoire
Cette décision s’inscrit dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par d’importantes perturbations du trafic aérien. Plusieurs compagnies ont pris des mesures préventives pour protéger leurs appareils. En Espagne, le directeur de l’aéroport de Teruel, Alejandro Ibrahim, a ainsi décrit son pays comme un « refuge » pour certains avions en provenance du Moyen-Orient.
Les transporteurs de la région sont particulièrement affectés. Qatar Airways a redéployé une partie de sa flotte hors des zones de conflit et a annulé près de 92 % de ses vols depuis le 28 février, selon les données du cabinet Cirium. De son côté, Etihad a supprimé environ les trois quarts de ses liaisons, tandis qu’Emirates en a annulé près de la moitié.
Au total, plus de 52 000 vols à destination ou en provenance du Moyen-Orient ont été annulés, soit plus de la moitié des opérations initialement prévues.
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La crise entraîne également de lourdes conséquences économiques. Le prix du kérosène a bondi de 76 %, atteignant 171 dollars le baril, un niveau inédit depuis le début de l’année 2026. Cette hausse des coûts pousse plusieurs compagnies africaines, notamment Kenya Airways, EgyptAir, Ethiopian Airlines et Royal Air Maroc, à revoir leurs tarifs à la hausse.
Selon plusieurs observateurs, cette flambée s’explique en partie par la fermeture du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour l’acheminement du carburant vers l’Afrique. À l’échelle mondiale, les perturbations actuelles provoquent une baisse estimée à 20 % des approvisionnements en pétrole et en gaz naturel.

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