Conformément à la Constitution, les députés ont officiellement lancé les travaux de la législature 2026-2030, quelques jours seulement après l’élection de Patrick Achi à la tête de l’institution. Cette cérémonie a été qualifiée de « moment majeur de la vie démocratique » par le président de l’Assemblée, qui y voit le véritable point de départ de l’action parlementaire pour les quatre prochaines années.
Un Parlement garant de stabilité et de confiance
Dans un ton à la fois solennel et rassembleur, Patrick Achi a souligné le rôle central de l’Assemblée nationale dans l’architecture institutionnelle du pays. Selon lui, le Parlement doit être un facteur de stabilité, un lieu de débats de qualité et un repère de prévisibilité dans l’action publique.
« L’Assemblée nationale ne décide jamais à la place du Gouvernement, mais veille à ce que chaque décision soit prise dans l’intérêt du peuple et pour le bien commun », a-t-il insisté, mettant en avant la complémentarité entre l’exécutif et le législatif dans une démocratie moderne.
Refusant toute lecture simpliste opposant majorité et opposition, le président de l’Assemblée a affirmé que l’hémicycle reste avant tout le lieu où se construisent les lois qui unissent la Nation. « Sans délibération, il n’y a pas de loi ; sans loi, il n’y a pas de République », a-t-il martelé, invitant à faire du Parlement un pilier de confiance pour les citoyens, les partenaires et les investisseurs.
Vingt-quatre projets de loi à l’ordre du jour
Cette première session ordinaire de 2026 s’annonce particulièrement riche. Vingt-quatre projets de loi sont inscrits à l’agenda : six projets de loi ordinaires, treize projets de loi de ratification d’ordonnances et cinq projets autorisant la ratification de conventions internationales.

Ces textes couvrent des secteurs stratégiques tels que la médecine, la fiscalité, la protection sociale, les droits humains et l’intégration économique régionale. Parmi les projets majeurs figure celui relatif à la biologie médicale, destiné à adapter la profession aux exigences de la réforme hospitalière.
Les députés devront également se prononcer sur la ratification de l’ordonnance liée au démantèlement tarifaire dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), étape cruciale pour l’intégration économique du continent.
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D’autres textes importants concernent la protection sociale, l’harmonisation du droit maritime avec les normes communautaires et la ratification du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme relatif aux droits des personnes handicapées.
En conclusion, Patrick Achi a encouragé les députés à mener ces travaux avec assiduité, rigueur et sens élevé de l’intérêt général, tout en favorisant des amendements constructifs pour renforcer la qualité et l’impact des lois à venir.
Un message clair pour une législature qui entend faire de l’Assemblée nationale un acteur central du progrès, du bien-être des populations et du rayonnement démocratique de la Côte d’Ivoire.
