Espoir et inquiétude pour la campagne 2025–2026
« La campagne de commercialisation du cacao 2025–2026 suscite à la fois espoir et inquiétude », souligne le député.
- Espoir : le prix bord champ annoncé est historiquement élevé.
- Inquiétude : de nombreux producteurs et acteurs de la filière sont confrontés à l’incertitude, à l’endettement et à des difficultés pour écouler leurs récoltes.
« La Côte d’Ivoire détient près de 40 % du marché mondial des fèves de cacao, mais reste spectatrice dans la fixation des prix. Le pays produit, le monde consomme, et les prix continuent d’être décidés ailleurs », ajoute-t-il.

Un enjeu stratégique pour la filière
Selon Alahassane Diakité, cette crise révèle les limites d’un modèle trop dépendant de l’exportation de fèves brutes et le faible accès des producteurs aux marchés à terme. Certaines pratiques spéculatives aggravent la situation, notamment les contrats débloqués mais non finalisés par certains exportateurs.
Un engagement politique pour des solutions durables
Fils de producteurs et acteur engagé dans la filière cacao, le député assure connaître ces réalités de l’intérieur.
« En tant que député de la Nation, je m’engage à porter cette question à l’hémicycle pour que des réponses politiques, structurelles et durables soient trouvées », affirme-t-il.
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Une filière vitale pour des centaines de milliers de familles
La filière cacao concerne directement plusieurs centaines de milliers de familles ivoiriennes. Au-delà des producteurs, toute la chaîne de valeur – transporteurs, pisteurs, coopératives, transformateurs et exportateurs – est impactée. Le cacao reste un pilier stratégique de l’économie nationale.
