Dans la nuit du dimanche 12 octobre 2025, la résidence du président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N’guessan, a été temporairement encerclée par des forces de l’ordre. Dans un enregistrement audio diffusé par Franck Bi Ballo Zoro, l’ancien Premier ministre est revenu sur cet incident.

« Je suis chez moi, à la résidence. Le blocus, dont les raisons nous échappent, a duré près de deux heures avant d’être levé », a-t-il déclaré.
Des visiteurs retenus et un climat de tension
M. Affi N’guessan explique qu’aucune justification ne lui a été fournie. « On nous a interdit de sortir ou de recevoir des visiteurs. Des personnalités venues me voir et des enfants qui nous saluaient n’ont pas pu regagner leur domicile. Nous avons vécu près de quatre heures sous ce blocus », a-t-il précisé.
L’insécurité toujours présente
L’ancien Premier ministre a exprimé ses inquiétudes quant à la sécurité : « Nous ne sommes pas en sécurité. Nous prenons acte de cette situation. On confie notre sécurité… à Dieu, c’est presque tout comme. »
Solidarité et engagement pour la démocratie
Il a également évoqué le rôle du Front commun : « Si un mot d’ordre est lancé par le front commun, nous nous engageons à soutenir tous les combats pour la liberté et la démocratie dans notre pays. »
Une menace qui demeure
Bien que le blocus ait été levé, M. Affi N’guessan estime que la menace persiste : « Pour le moment, nous sommes libres. Mais l’épée de Damoclès de l’arrestation pèse toujours sur la tête des Ivoiriens, et sur la nôtre en particulier. »
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Appel au courage et à la détermination
L’ancien Premier ministre a conclu en appelant à la persévérance et au courage : « Il ne faut pas céder à la peur ni à l’intimidation. La lutte pour la liberté est longue et pleine de menaces, mais elle est incontournable. C’est une lutte pour la souveraineté, la démocratie et les droits de tous les Ivoiriens. Pour construire un pays prospère et juste, nous devons être prêts à nous battre pour que la Côte d’Ivoire soit un État de droit, où la justice est indépendante et où les droits humains sont respectés. C’est notre devoir pour nos enfants et pour l’avenir du pays. »
