Une journée de célébration qui vire au drame
La journée avait pourtant débuté dans la joie. Dans la matinée, la famille célébrait le baptême de leur fils, âgé de seulement deux semaines. En soirée, comme à son habitude, Doumbia Tiemoko se rend au « grin » du quartier pour échanger avec des amis. Fatigué, il décide ensuite de rentrer à son domicile.
À son arrivée devant la concession familiale, il surprend des jeunes en train d’uriner sur le mur de la cour. Sans agressivité, il leur demande d’arrêter, rappelant qu’il s’agit d’une habitation occupée. La discussion dégénère rapidement. Les tensions montent et les jeunes font appel à des renforts présents à proximité, dans un contexte de festivités liées à une cérémonie populaire.
Une agression mortelle qui bouleverse Bouaké
Pris de court par la tournure des événements, Doumbia Tiemoko tente de prendre la fuite, mais il est rapidement rattrapé par le groupe. Selon les témoignages recueillis, il est alors violemment pris à partie. Armés d’armes blanches, les agresseurs s’acharnent sur lui, ne lui laissant aucune chance de survie. Deux personnes ayant tenté de lui porter secours sont grièvement blessées et ont été admises en urgence au Centre Hospitalier Universitaire de Bouaké, où elles reçoivent actuellement des soins.

Marié depuis le 25 avril 2025, Doumbia Tiemoko venait à peine de fonder sa famille. En l’espace de quelques heures, une célébration de vie s’est transformée en un deuil irréparable. Son fils, encore au berceau, grandira sans connaître son père.
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Face à ce crime qui choque l’opinion, les habitants de Djamourou et de Bouaké expriment leur indignation et appellent les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cette affaire. Ils exigent que les auteurs soient identifiés, arrêtés et traduits devant la justice afin que ce drame ne reste pas impuni et que la paix et la sécurité soient rétablies dans les quartiers.
