Le même jour, le journaliste a été conduit à la maison centrale d’arrêt de Bamako. Selon plusieurs membres de son entourage ainsi que des organisations maliennes de journalistes, il est également poursuivi pour « atteinte au crédit de l’État » et « diffusion de fausses informations ». Son procès a été fixé au 9 mars prochain et se tiendra au Mali.
Un article au cœur des poursuites au Mali
Lundi dernier, L’Alternance avait titré à la Une : « Le général Tiani, sous le coup de l’émotion, accuse Macron, Ouattara et Talon ». L’article revenait sur les accusations formulées par le président nigérien à l’encontre des chefs d’État français, ivoirien et béninois, à la suite de l’attaque de l’aéroport de Niamey survenue la semaine précédente, une attaque ensuite revendiquée par l’État islamique au Sahel.
Une analyse critique jugée incriminante
Signé par Sambou Sissoko, analyste politique en exil et opposé aux régimes militaires de l’Alliance des États du Sahel (AES), le texte remet en cause la crédibilité des déclarations du président nigérien. « Soit ses services de renseignement sont d’une incompétence abyssale, soit il ment délibérément (…) la seconde option semble la plus vraisemblable », écrit l’auteur.
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Initialement publié sur les réseaux sociaux, l’article a ensuite été repris par L’Alternance, développant une critique approfondie de la rhétorique du général Tiani et des objectifs politiques qu’elle servirait.
