Des débuts marqués par des difficultés
Le lancement de la campagne avait été freiné par des problèmes de financement bancaire, favorisant des achats de fèves à des prix inférieurs au prix officiel par certains acheteurs peu scrupuleux. Depuis, la situation s’est nettement améliorée.
Une campagne en pleine progression
À ce jour, près d’un million de tonnes de cacao ont déjà été achetées aux producteurs et livrées aux exportateurs dans les ports d’Abidjan et de San-Pedro. Pour la saison 2025/2026, la production totale est estimée à environ 1,4 million de tonnes de fèves d’ici fin mars 2026. Près de 70 % de cette production a déjà été acheminée vers les ports, pour un montant total d’environ 2 800 milliards de FCFA versés aux producteurs en trois mois.
Une logistique renforcée
La fluidité des opérations se confirme avec un volume important de livraisons. Le lundi 22 décembre, 410 camions-remorques ont été déchargés dans les ports, suivis de 420 le lendemain. Cette intensification correspond aux habitudes observées à cette période de la campagne.
Vigilance et respect du prix garanti
Malgré ces résultats encourageants, le CCC reste attentif. Ses équipes sillonnent quotidiennement les zones de production pour sensibiliser les planteurs au respect du prix bord champ. Des mesures répressives ont également été prises : en novembre et décembre, plus d’une dizaine de personnes ont été interpellées et condamnées pour avoir acheté du cacao en dessous du prix officiel, mettant fin à plusieurs tentatives de spoliation.

Une organisation plus efficace
Les mesures du CCC ont amélioré l’organisation des achats, du transport et du déchargement des fèves, réduisant les risques liés aux dépôts et ventes informelles, souvent sources d’abus envers les producteurs.
Un succès économique et social
Avec plus de 2 800 milliards de FCFA déjà versés aux producteurs, la campagne 2025/2026 est un succès économique et social pour la filière cacao.
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L’Organisation interprofessionnelle agricole : un pas vers la structuration
La création de l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA), dirigée par Siaka Diakité, offre désormais aux producteurs une structure sérieuse, reconnue par l’État et les bailleurs de fonds, pour défendre leurs intérêts et porter leurs revendications. Cette initiative devrait mettre fin à la cacophonie entretenue par des structures sans légitimité.
Vers un secteur plus assaini
De nombreux acteurs estiment que le renforcement de l’action de la justice pourrait consolider durablement le secteur, au bénéfice des producteurs et pour assurer le bon déroulement de la campagne 2025/2026.
Avec Europe24.fr
