Au centre des débats, une action survenue dans les dernières minutes du temps additionnel. Une faute évidente dans la surface marocaine, largement relayée sur les réseaux sociaux et analysée par plusieurs consultants, n’a pas été sanctionnée par l’arbitre. Ni penalty, ni recours à la VAR. Une décision lourde de conséquences, alors que la Tanzanie pouvait égaliser et forcer la prolongation.
Un penalty oublié qui fait basculer le débat
Sur cette action, un attaquant tanzanien est clairement déséquilibré dans la surface, au moment de s’apprêter à frapper. Les images montrent un contact net, sans intervention sur le ballon. Malgré cela, l’arbitre laisse le jeu se poursuivre. Pire encore, lorsque le sélectionneur tanzanien réclame l’intervention de la VAR, il écope d’un carton jaune.
Ce geste de l’arbitre a été vécu comme une humiliation par le banc tanzanien. Non seulement la faute n’est pas sifflée, mais toute contestation semble immédiatement sanctionnée. Une attitude qui interroge, surtout dans une compétition où l’assistance vidéo est censée corriger ce type d’erreurs majeures.
Une accumulation de décisions contestées depuis le début du tournoi
Cette polémique ne surgit pas de nulle part. Dès le match d’ouverture du Maroc face aux Comores, plusieurs fautes évidentes n’avaient pas été sifflées en faveur de l’adversaire. Des contacts rugueux, des charges dans le dos et des situations litigieuses dans la surface avaient déjà suscité des interrogations.
Lors de la rencontre Maroc–Mali, un autre épisode avait choqué de nombreux observateurs. Une faute marocaine dans la surface, qui aurait pu valoir un penalty et possiblement un carton rouge, n’avait même pas conduit à une consultation de la VAR. L’arbitre avait laissé jouer, sans explication claire, malgré la gravité de l’action.
À chaque fois, le scénario est le même : décisions favorables au Maroc, silence des arbitres, absence de vérification vidéo, et frustration croissante des équipes adverses.
Une CAN sous tension et une crédibilité fragilisée
Le sentiment qui se répand est dangereux pour l’image de la compétition. De plus en plus de supporters estiment que les matchs du Maroc sont joués avec un avantage invisible mais réel. Cette impression d’injustice fausse la lecture sportive des rencontres et alimente un climat de suspicion.

La Tanzanie, pourtant courageuse et disciplinée, quitte la compétition avec un sentiment d’injustice profonde. Les joueurs ont tout donné, mais se retrouvent éliminés sur une décision arbitrale majeure non assumée.
Dans les émissions sportives africaines et sur les plateaux télévisés, les avis convergent largement. Beaucoup estiment que le penalty aurait dû être sifflé et que le refus de la VAR est incompréhensible à ce niveau de compétition.
Le Maroc favorisé par son statut de pays hôte ?
La question dérange, mais elle est désormais posée ouvertement. Le Maroc, pays organisateur et favori affiché de cette CAN 2025, bénéficie-t-il d’une indulgence arbitrale ? Officiellement, rien ne le prouve. Mais la répétition des décisions litigieuses, toujours dans le même sens, ne peut plus être ignorée.
Dans une compétition où l’équité est censée être garantie par la technologie et par des arbitres expérimentés, ces erreurs répétées jettent un doute sérieux sur la neutralité du corps arbitral.
Les équipes qui affrontent le Maroc entrent désormais sur le terrain avec un double handicap : celui de jouer contre une grande sélection, et celui de savoir que la moindre décision arbitrale risque de ne pas tourner en leur faveur.
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Une pression grandissante sur la CAF et l’arbitrage
Face à cette situation, la Confédération africaine de football se retrouve sous pression. Le silence de l’instance contraste avec l’ampleur de la polémique. Aucun communiqué clair, aucune explication publique sur l’utilisation de la VAR ou sur les décisions arbitrales controversées.
Si cette tendance se poursuit, c’est toute la crédibilité de la CAN 2025 qui pourrait être remise en question. Le football africain, déjà fragilisé par le passé par des soupçons d’arbitrage partial, ne peut se permettre une nouvelle crise de confiance.
Sur le terrain, le Maroc continue d’avancer. En tribunes et devant les écrans, une autre bataille se joue désormais : celle de la transparence, de la justice sportive et du respect des règles pour toutes les sélections, sans exception.
Avec Europe24.fr
