Réuni en conseil politique au Capitole Hôtel de Cocody Riviera Golf le 13 juin 2026, le parti de Charles Blé Goudé, Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep) a défini les grandes orientations de sa stratégie politique à travers une intervention structurée de son président, Charles Blé Goudé, devant les cadres et militants du parti.
Dans un discours centré sur la responsabilité des acteurs politiques, le rejet de la violence et la nécessité de renforcer la cohésion nationale, le leader du COJEP a invité à une approche mesurée de l’engagement. S’appuyant sur une illustration issue du langage populaire, il a opposé deux figures symboliques : le « Kanényon », perçu comme un héros lucide et maître de ses émotions, et le « Grakényon », associé à la provocation et à l’agitation permanente. Une distinction destinée à promouvoir, selon lui, une posture politique fondée sur le contrôle de soi et la réflexion.
« Celui qui sait se battre choisit ses combats et le moment de les mener », a-t-il déclaré, appelant à éviter les affrontements inutiles et les démonstrations dictées par l’ego. Dans cette même logique, il a affirmé : « Je ne cherche pas à parler fort, je cherche à convaincre », revendiquant une évolution vers une communication politique plus pédagogique que conflictuelle.
Charles Blé Goudé : un appel à l’unité nationale et à la réconciliation politique
Abordant la situation sociopolitique du pays, Charles Blé Goudé a évoqué les séquelles des crises passées, décrivant une société encore fragilisée par des traumatismes sociaux et une confiance altérée dans le processus électoral. Il a notamment fait référence à des familles disloquées, des orphelins et des veuves, soulignant l’urgence de restaurer le lien civique.
Face à ce constat, il a insisté sur la nécessité d’un engagement politique fondé sur la proximité avec les populations et la recherche de solutions concrètes. « Hier, je criais pour qu’on m’entende. Aujourd’hui, je parle pour qu’on me comprenne », a-t-il résumé, mettant en avant une transformation de sa posture publique.
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L’ancien ministre a également lancé un appel fort à l’unité nationale, exhortant ses militants à privilégier des relations apaisées avec les partisans d’autres formations politiques. « Si tu rencontres un militant d’un autre parti, salue-le. C’est ton frère », a-t-il insisté, tout en rappelant que la violence politique ne produit que des résultats éphémères : « Ce que l’on obtient par la brutalité se perd par la brutalité ».
Enfin, se projetant dans l’avenir, il a évoqué ses ambitions politiques tout en affirmant sa volonté de préserver l’intégrité du pays, avant d’inviter ses militants à renforcer le contact avec les populations afin de restaurer la confiance et de redonner sens à l’engagement citoyen.
