L’affaire de Maabio, révélée à la suite d’une vidéo publiée par l’intéressée elle-même sur les réseaux sociaux, a rapidement pris une dimension judiciaire.
Maabio, une vidéo virale à l’origine de l’interpellation
Tout est parti d’une séquence diffusée en ligne dans laquelle on aperçoit l’influenceuse au volant d’un véhicule, téléphone portable à la main. Un comportement prohibé par le Code de la route. La vidéo, devenue virale, a attiré l’attention des autorités compétentes.
Convoquée devant la commission de retrait de permis de la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC), la situation a pris une tournure plus grave. Les responsables ont constaté que la jeune femme ne disposait d’aucun permis de conduire.
Des faits susceptibles de poursuites pénales
En Côte d’Ivoire, la conduite sans permis constitue un délit et non une simple infraction administrative. L’usage du téléphone au volant vient alourdir les faits reprochés, posant la question d’une éventuelle mise en danger de la vie d’autrui.
Selon plusieurs observations, l’influenceuse avait déjà été aperçue à plusieurs reprises en train de conduire dans des contenus publiés sur ses plateformes numériques.
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À l’issue des auditions, le dossier a été transmis à la Préfecture de Police d’Abidjan, avant son déferrement ce matin devant le parquet.
Au-delà du cas individuel, cette affaire relance le débat sur la responsabilité des personnalités publiques à l’ère du numérique, où chaque publication peut constituer une preuve judiciaire.
