Une opposition unie pour contrer le RHDP
Affi N’guessan estime que le RHDP est affaibli et que l’opposition doit saisir cette opportunité pour renverser le régime au pouvoir. « Au moment où le RHDP est fini, il est complètement à terre », a-t-il déclaré, soulignant les départs récents au sein du parti, notamment ceux de Bédié, Soro, Mabri et Amon-Tanoh. Pour lui, boycotter l’élection serait « donner un second souffle au RHDP » et lui permettre de se reconstruire pendant cinq années supplémentaires.
Le boycott : une solution de facilité
Le président du FPI considère le boycott comme une fuite du combat politique. « La chute du RHDP ne tombera pas du ciel. Il ne faut pas croire qu’en se retirant du jeu électoral, les choses vont changer », a-t-il affirmé. Selon Affi, seule l’action politique, notamment à travers les manifestations et le vote, peut permettre un véritable changement démocratique.
Les élections, vecteur de mobilisation populaire
Affi N’guessan rappelle que le FPI a toujours privilégié la participation électorale pour mobiliser les Ivoiriens, citant l’exemple de l’élection de 2000. Il a insisté : « Ceux qui parlent de transition doivent d’abord mobiliser les Ivoiriens pour l’élection présidentielle, afin que le peuple puisse obliger le vaincu à céder, comme en 2000 ».
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Vers une unité de l’opposition
Le président du FPI appelle à l’unité de l’opposition et à la confiance dans le vote. Il a précisé que si un autre candidat de l’opposition apparaît capable de rassembler davantage, le FPI se ralliera à ce choix, après concertation avec ses militants. « Nous parlons de l’unité de l’opposition parce que nous voulons que les choses changent », a-t-il conclu.
L’Intelligent d’Abidjan avec Europe24.fr
