Selon des informations recueillies le mercredi 17 septembre 2025, « aucun agent de l’administration n’est autorisé à recevoir ou traiter des documents contestant les décisions du Conseil constitutionnel ».

Une note du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, adressée au corps préfectoral, rappelle également qu’il est « formellement interdit d’autoriser ou d’encadrer toute marche, manifestation ou initiative visant à remettre en cause l’autorité du Conseil constitutionnel ».
Fondement juridique
Ces décisions, datées du 16 septembre 2025, reposent sur l’article 138 de la Constitution ivoirienne. Ce dernier stipule que les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours et s’imposent à toutes les institutions, aux citoyens et aux agents de l’administration. Toute contestation est donc assimilée à une violation de la loi.
Cinq candidats validés
Le 8 septembre dernier, le Conseil constitutionnel a publié la liste définitive des candidats retenus pour l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. Sur 60 dossiers déposés, seulement cinq ont été validés :
- Alassane Ouattara
- Simone Ehivet Gbagbo
- Jean-Louis Billon
- Ahoua Don Mello
- Henriette Lagou
De grands opposants recalés
Plusieurs figures majeures de l’opposition, dont Laurent Gbagbo (PPA-CI), Cheick Tidjane Thiam (PDCI-RDA) et Pascal Affi N’Guessan (FPI), ont vu leurs candidatures rejetées pour divers motifs.
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Réactions politiques
Leurs partis dénoncent un « déni de droit » et appellent à la mobilisation. Le PPA-CI de Laurent Gbagbo a d’ailleurs lancé, le lundi précédent, une campagne nationale de dépôt de motions dans les préfectures afin de contester l’invalidation de la candidature de son leader.
