Le Ministère de la Fonction Publique de Côte d’Ivoire a lancé le 10 octobre 2025 à Abidjan un audit des effectifs de l’administration publique, prévu jusqu’en décembre 2026. Autorisée par le Conseil des Ministres en juin 2023, cette initiative vise à recenser tous les agents civils de l’État afin de rationaliser les ressources humaines et renforcer la transparence administrative.

Une supervision assurée par des experts
La mission est pilotée par le cabinet Ivoire Expertise Conseil (IEC) sous la supervision du ministère dirigé par Anne Désirée Ouloto-Lamizana. Lors de la réunion de cadrage, présidée par Nasseré Kaba, Directeur de Cabinet, directeurs généraux, responsables RH et experts ont convenu de la nécessité d’établir une cartographie précise des effectifs, incluant fonctionnaires et contractuels.
Des déséquilibres à corriger
Soro Gninagafol, Directeur Général de la Fonction Publique, a souligné plusieurs problèmes structurels : distribution inégale des agents sur le territoire, inadéquation entre besoins des ministères et ressources disponibles, ainsi que complexité des fusions ou dissolutions de structures.
Méthodologie et contrôle sur le terrain
Le chef de mission Sié Azaria Coulibaly a présenté la méthodologie : un diagnostic approfondi des pratiques de gestion, complété par un contrôle systématique de la présence des agents sur le terrain. La cartographie finale servira de référence stratégique pour la planification et la prise de décisions futures.
Instances de pilotage et calendrier
L’audit sera encadré par un Comité de pilotage, dirigé par le Directeur Général de la Fonction Publique, et un Secrétariat Technique National, sous la responsabilité de Loa Adoh Daniel Junior. La finalisation de l’opération est prévue pour décembre 2026, avec des étapes régulières de validation et d’ajustement.
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Une réforme administrative structurante
Pour Nasseré Kaba, cet audit dépasse le simple inventaire. Il s’inscrit dans une réforme globale visant à bâtir une administration performante, mieux structurée et au service des citoyens, conformément aux standards internationaux de bonne gouvernance. Parmi les retombées attendues : une meilleure maîtrise de la masse salariale et un référentiel fiable pour planifier les ressources humaines et renforcer la crédibilité de l’action publique ivoirienne.
