Le député PDCI de Béoumi, Me Blessy Chrysostome, s’est vu interdire de voyager mercredi 1er octobre, alors qu’il s’apprêtait à embarquer à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. L’information a été confirmée par plusieurs sources concordantes.

Un voyage médical interrompu
Selon son témoignage relayé par le média 7 Info, l’avocat devait se rendre en Tunisie pour effectuer « la neuvième et dernière visite » de suivi médical. Il s’agit d’un déplacement régulier qu’il effectue depuis plusieurs mois dans le cadre de son traitement.
Après avoir accompli toutes les formalités d’embarquement, il aurait été interpellé par des agents de police, qui lui ont signifié qu’il ne pouvait plus quitter le territoire sans une autorisation préalable du procureur.
Une interdiction inattendue
« Je ne comprends pas. Je n’ai reçu aucune convocation et je ne suis visé par aucune procédure judiciaire », a déclaré le parlementaire, surpris par cette décision.
Escorté hors de la salle d’embarquement sous le regard des passagers, Me Blessy Chrysostome affirme avoir immédiatement saisi l’Assemblée nationale et contacté ses avocats pour obtenir des explications auprès du parquet. À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités judiciaires.
Un climat politique sous tension
Cet incident intervient dans un contexte politique tendu. Plusieurs responsables de l’opposition, issus notamment du PPA-CI et du PDCI, font depuis plusieurs semaines l’objet de procédures judiciaires ou de restrictions de déplacement.
Le même jour, Marie Odette Lorougnon, vice-présidente du PPA-CI, a été placée sous contrôle judiciaire pour incitation à la haine et trouble à l’ordre public.
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Des zones d’ombre persistent
Les raisons exactes de cette interdiction de voyage demeurent inconnues. Me Blessy affirme avoir tenté, sans succès, de joindre le procureur pour obtenir des éclaircissements.
« Je ne peux engager de recours tant que je ne sais pas ce qui m’est reproché », a-t-il insisté.
Des inquiétudes sur sa santé
Souffrant d’une douleur persistante à la jambe, le député s’inquiète désormais des conséquences de cette mesure sur la poursuite de son traitement médical. Il a toutefois salué le professionnalisme et la courtoisie des policiers lors de leur intervention.
