Le gouvernement ivoirien a annoncé mercredi une baisse spectaculaire du prix d’achat du cacao destiné aux producteurs, le fixant à 1.200 francs CFA le kilo (1,82 euros), contre 2.800 francs CFA (4,26 euros) lors du précédent record. Cette mesure vise à répondre à la crise de surstockage et à la chute des cours mondiaux du cacao, qui pèsent lourdement sur la filière.
Bruno Koné, ministre de l’Agriculture, a justifié cette décision : « Le prix sur le marché international nous oblige à faire un réajustement ». La filière représente 14 % du PIB ivoirien et assure les moyens de subsistance de près de 5 millions de personnes.
Cacao, une filière en tension entre cours mondiaux et difficultés locales
Alors que le prix mondial s’établit actuellement à 2.900 dollars la tonne (soit 1.600 FCFA le kilo), contre plus de 11.000 dollars début 2024, le cacao ivoirien se négociait jusqu’à récemment 75 % plus cher que le marché international. Ce décalage entraîne des retards d’achat chez les exportateurs et expose certains producteurs à des tarifs plus bas ou à des paiements différés, aggravant leur précarité.
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Pour soutenir la filière, le Conseil Café Cacao avait annoncé le 20 janvier l’achat des stocks accumulés dans les coopératives au prix record de 2.800 francs CFA. Mais la chute brutale du prix officiel pourrait compliquer la situation des planteurs déjà fragilisés.
