Bien que son nom n’ait pas été cité officiellement, les défenseurs estiment que cette mesure le concerne directement. Dakar avait en effet réclamé son extradition après sa fuite vers la France fin septembre. Madiambal Diagne fait l’objet au Sénégal d’une enquête pour escroquerie sur des fonds publics.
Deux Sénégalais concernés par Paris
La ministre sénégalaise de la Justice, Yacine Fall, a rappelé le 11 décembre que Paris n’avait toujours pas donné suite aux demandes d’extradition concernant deux Sénégalais. Aucun nom n’a été communiqué, mais à ce jour, deux cas sont connus : Doro Gaye et Madiambal Diagne.
Ces deux proches de Macky Sall sont poursuivis dans des affaires distinctes portant sur des infractions financières.
Une décision ciblant Madiambal Diagne
Dans un communiqué publié le 12 décembre, les avocats de Madiambal Diagne affirment que la décision sénégalaise vise directement leur client et cherche à exercer une « pression » sur Paris.
Le 25 novembre, la justice française n’avait pas encore statué sur la demande d’extradition, invoquant le besoin d’informations supplémentaires sur les faits reprochés à ce journaliste critique du pouvoir ainsi que sur les garanties d’un procès équitable.

La défense met en avant le caractère politique des poursuites
Selon les avocats, la position de Dakar « révèle l’impossibilité » de fournir les compléments demandés « en raison du caractère politique des poursuites ».
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Un professeur de droit international souligne que la défense « entend tirer parti » du tournant diplomatique que prend cette affaire.
Officiellement, Dakar invoque le principe de réciprocité, tandis que la France demande l’extradition de 12 personnes depuis le Sénégal.
Avec Europe24.fr
