À la suite des opérations de démolition menées dans la capitale économique ivoirienne, le Ghana a engagé le rapatriement en urgence de 327 de ses ressortissants devenus sans abri en Côte d’Ivoire. Accra affirme suivre de près la situation et entend veiller au versement des indemnisations promises aux victimes.
Rapatriement d’urgence des ressortissants ghanéens sans abri
Le gouvernement ghanéen a lancé une opération de retour concernant 327 de ses citoyens installés en Côte d’Ivoire. Une première vague de 228 personnes a déjà regagné le Ghana le jeudi 11 juin 2026, tandis que le reste du contingent doit être rapatrié le vendredi 12 juin.
Ces familles vivaient dans des zones touchées par les démolitions dans la commune de Port-Bouët, à Abidjan. Privées de logement et de ressources, elles se sont retrouvées dans une situation de grande précarité. Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, évoque une « intervention consulaire spéciale » destinée à assurer leur protection et leur retour dans des conditions dignes.
Une crise humanitaire et diplomatique autour des démolitions à Abidjan
Sur le plan diplomatique, Accra et Abidjan disent maintenir une coordination étroite face à cette crise. Les autorités ivoiriennes auraient exprimé leur intention d’indemniser les populations affectées par les opérations de démolition, une annonce saluée par la diplomatie ghanéenne.
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La représentation du Ghana à Abidjan assure qu’elle restera mobilisée pour garantir que ces compensations soient effectivement versées aux sinistrés.
Dans la capitale économique ivoirienne, les opérations de déguerpissement se sont intensifiées ces dernières semaines, notamment dans plusieurs quartiers de Port-Bouët comme Vridi-3. Officiellement menées dans le cadre de la lutte contre les risques d’inondation et pour des raisons de salubrité publique, ces démolitions suscitent de vives réactions en raison de leur brutalité et de l’absence de solutions de relogement immédiates pour de nombreux habitants.
